Le Le développement de l'activité des hommes et l'accroissement de la fréquentation touristique ont profondément modifié l'écosystème et l'ont fragilisé.
Quand la nature demande une protection particulière renforcée pour sa préservation, c'est qu'elle est particulièrement menacée. C'est le cas à la Guadeloupe même si une prise de conscience de plus en plus forte fait agir dans le bon sens et renforce l'intérêt des habitants pour la préservation de ce patrimoine. Les iles sont fragiles et les petites îles facilement accessibles sont très exposées. Certains espaces sont sous protection internationale, comme les Petites Terre, la mangrove ou ce qui reste encore de la forêt primaire, mais c'est l'archipel tout entier qui devrait bénéficier d'une protection.
Les eaux dans lesquelles baignent ces iles sont encore les plus propres, et la Baie des deux Saintes est assurément la plus belle du monde si on considère la qualité de ses eaux claires et son cadre naturel encore préservé. Les eaux sont poissonneuses, mais la réserve réduite ne peut supporter une industrie de la pêche et on constate une diminution des prises, la rareté ou la disparition de certaines espèces. La tortue careta careta qui était commune au temps de la ponte sur les plages de l'îlet de Gosier ou des Saintes sans prédateurs naturels, est devenue rare, et sa capture est interdite. Palourdes, langoustes, crabes de terre, écrevisse de rivière doivent faire maintenant l'objet d'élevage pour satisfaire la demande, et ne sont plus des produits "d'origine naturelle.".
L'oursin des écueils qui protègent le littoral est dévasté du fait d'une mode et de l'engouement des touristes alors que cette espèce n'est pas traditionnellement consommée.
  Ilets de la Petite-Terre- Au sud-Est de l'archipel, ces ilets sont classés Réserve Naturelle et bénéficient d'une protection mondiale.. On y trouve Iguana delicatissima dans un de ses derniers refuges mondiaux..
Toute la faune,  la flore et le littoral sont pourtant menacés par un accès trop facile et abusif de visiteurs peu soucieux de l'environnement  de ces lieux qui constituent pourtant un des rares espaces encore conservés dans ces parages.  L'archipel de la Guadeloupe garde un intérêt écologique exceptionnel que nous nous devons tous de conserver. Iguana delicatissima est commun aux Saintes. Il est craintif et inoffensif, sans prédateurs naturels.. Ne le dérangez pas.
La mangrove et le littoral sont des aires de ponte,  et de naissance qui sont le couvoir pour de nombreuses espèces marines pour un vaste domaine maritime, et le souci est grand de les protéger comme essentiels à la beauté et l'attrait des ces îles qui sont des trésors d'un patrimoine commun.
Est interdit l'importation de plantes et d'animaux dans l'archipel. Le récif corallien en Grande-Terre joue un rôle important pour le biotope marin et la stabilité des rivages. Il est donc interdit de ramasser et d'emporter les coquillages, les débris marins et les minéraux. Nous avons tous intérêt à conserver et à protéger ce patrimoine naturel.
Tout l'archipel de la Guadeloupe constitue un environnement favorable à la biodiversité. Il serait souhaitable qu'un développement touristique modéré aide à une meilleure connaissance de la vie des espèces. Il peut contribuer à la protection de la nature en faisant prendre conscience sur le terrain, de la beauté et de la fragilité de cet espace qui appartient au patrimoine mondial.
Ce qui peut aider à la sauvegarde de ces iles, c'est l'absence de ressources minières, même si de temps en temps on a entendu la trouvaille d'une pépite au creux d'un torrent inaccessible ; on est protégé au moins des ruées dévastatrices. La grande industrie touristique a difficilement prise à la Guadeloupe du fait de la propriété foncière très divisée et d'une hostilité à la prise de possession d'une richesse réduite qui doit être partagée. On verra se développer un tourisme d'accueil artisanal dans les offres d'hébergement chez l'habitant et de location de gîtes. Ces offres correspondent à la tradition naturelle d'accueil qui a toujours caractérisé la population antillaise, attachée à sa terre et ouverte à la relation.
Les plus belles plages sont libres d'accès, ouvertes sur le grand large, parfois encore sauvages, baignées par une mer chaude qui n'est jamais hostile quand elle déferle sur le sable.
 

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